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Les Vœux du président |
L'année 2010 commence comme 2009 avait fini, dans l'incertitude concernant l'avenir des chambres de commerce. On ne sait toujours pas ce que cette réforme va donner au final. Ce qui est certain c'est qu'elle est essentiellement politique et que le devenir des agents consulaires n'est pas une priorité. Certes, il paraît évident que la régionalisation du personnel se fera. Mais dans quelles conditions ? On peut en avoir une idée en observant ce qui se passe dans les CCI qui fusionnent ainsi que dans les services qui, sans attendre la réforme, mutualisent leurs ressources.
Même si les choses trainent, il faut rester mobilisé. Je souhaite pour cette nouvelle année, que nous gardions l'énergie nécessaire pour défendre l'emploi et les conditions de travail dans le réseau consulaire.
Pour le SNAPCC-UNSA, la nécessité de nous réformer pour nous préparer aux grands changements à venir est impérative. Le renouvellement et le rajeunissement de notre base doit nous y aider. Je suis confiant en notre capacité à sortir plus fort de cette période mouvementée.
Je vous souhaite à tous une excellente année 2010.
Bernard Gauthier
Président du SNAPCC-UNSA
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Congrès UNSA de Pau : Plus fort, l'UNSA ! |
Les 24, 25 et 26 novembre s'est déroulé à Pau, le 5ème congrès de l'UNSA. Plus de 1200 participants ont envahi le palais des expositions, les hôtels et toute la cité béarnaise.
A cet occasion, le syndicat a pu rassembler ses troupes sur une résolution générale orientée vers son développement. Des débats et des échanges de haute tenue on été menés dans une ambiance fraternelle et sympathique mais studieuse et concentrée. La section paloise (sans jeu de mot rugbystique...) avait parfaitement organisé le séjour qui a débuté par un colloque sur les travailleurs handicapés.
L'équipe du secrétariat national a été reconduite autour d'Alain Olive, secrétaire général sortant. Quelques nouveaux sont arrivés et en particulier Luc Berille, probable successeur d'Alain Olive qui a d'ores et déjà annoncé qu'il laisserait sa place en cours de mandat. A noter que Dominique Corona a quitté la présidence de la FESSAD (le pôle dont fait partie le SNAPCC-UNSA), pour prendre en charge la formation et la jeunesse au sein du secrétariat national. Il est remplacé à la FESSAD par Rachel Brishoual.
"La crise s'invite au congrès"
Alain Olive a souligné une constante dans les différentes interventions : l'omniprésence de la crise. Il a stigmatisé le démantèlement et l'appauvrissement des services publics, facteurs indispensables de cohésion sociale ainsi que les coups de boutoirs portés sur le travail et l'emploi alors que l'on favorise le capital.
Il a réaffirmé les valeurs de l'UNSA comme l'autonomie, la laïcité, le réformisme etc... Il a vanté les résultats obtenus par l'UNSA sur des propositions et des revendications "raisonnables" comparés à la méthode de certains syndicats qui font de la surenchère en restant dans une posture contestataire.
Il a tenu également à rappeler l'engagement européen de l'UNSA et son appartenance à la Confédération Européenne des Syndicats (CES). Le congrès a d'ailleurs été marqué par l'intervention très applaudie de John Monks, secrétaire général de la CES, qui était invité à la première journée.
Il a enfin vanté les vertus de l'intersyndicale qui a fait preuve de son efficacité. Il a rappelé que notre ADN syndical nous poussait naturellement aux rassemblements.
Une délégation SNAPCC-UNSA présente.
Bernard Gauthier, Président du SNAPCC-UNSA ainsi que Pierre-Marie Labrousse, vice Président et moi-même avons participé aux travaux et pris part aux votes sur le rapport moral, la résolution générale et quelques modifications de statut. Les rencontres ont été enrichissantes et nous ont permis de découvrir d'autres problématiques que celles que nous avons habituellement à traiter dans le cadre consulaire. Nous étions accompagnés des deux déléguées syndicales SNAPCC-UNSA locales, Claudie Cheyroux et Christine Bellaud. Bernard Gauthier a profité du séjour pour rencontrer le Préfet et le Président de la CCI de Pau afin de régler le problème concernant la convention collective et la représentation du personnel de l'aéroport Pau-Béarn.
Ci joint le discours d'ouverture du congrès par Alain Olive : Lien
E.V. |
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Mutualisations, ça bouge ! |
Les régions n'attendent pas le vote de la loi sur la réforme du réseau consulaire pour préparer ce qui sera sans doute le socle des futures économies : la mutualisation des moyens. Pour preuve, ce communiqué de la CRCI de la région PACA + Corse qui a au moins le mérite de la transparence :
"Communiqué CRCI
Les Présidents des CCI de PACA et Corse, conscients des enjeux induits par la réforme du réseau consulaire, ont tenu, le 27 octobre 2009, un séminaire ayant pour objectif de dégager les lignes directrices de la future organisation, avec la ferme volonté d’aboutir à des solutions les plus utiles et les plus efficaces pour servir au mieux les intérêts des entreprises.
Après examen des textes et un débat approfondi, les membres du Bureau ont réaffirmé leur souhait d’agir résolument ensemble pour transformer la contrainte imposée par la réforme en incitation à rénover et moderniser le réseau consulaire PACA et Corse dans le respect des compétences de tous et en optimisant l’organisation par une mutualisation positive.
A l’issue du séminaire, le Bureau a validé le programme d’actions suivant pour 2010
1. Conduire à son terme le chantier entamé sur la mutualisation de la paie
2. Etablir un diagnostic précis des différentes fonctions du back office afin de dégager les bénéfices, le périmètre et les priorités de leur mutualisation.
3. Engager des travaux de mutualisation sur les services aux entreprises accueil, call center, CFE, guichet unique, afin de créer un front office commun, porte d’entrée unique pour les entreprises
4. Mettre en œuvre les orientations issues du Schéma Sectoriel Formation et Enseignement et construire des propositions de mutualisation concernant les écoles de formation des CCI de PACA et Corse
5. Actualiser nos réflexions sur la mutualisation des fonctions d’appui aux entreprises à l’international" |
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COMMUNIQUÉ DU CONSEIL NATIONAL DU SNAPCC-UNSA |
Le SNAPCC-UNSA déplore que la réforme du réseau consulaire se soit engagée sans concertation ni même consultation des personnels et de leurs organisations syndicales. Il constate à quel point cette réforme est critiquée même par les présidents qui l'ont initiée. Le projet de loi occulte volontairement les conséquences sociales qu'il induit. Nous demandons à ce que le texte de loi soit amendé sur les trois points suivants :
1 – La mission de service public des chambres de commerce et d'industrie requiert un financement public. Un financement par dotation budgétaire (c'est à dire payé par nos impôts) remettrait en cause la légitimité des chefs d'entreprises dans la gouvernance des CCI, sauf à partager ce pouvoir avec les organisations syndicales des salariés.
2 – La réforme des CCI aura dans un premier temps, un coût très important. Nous ne pouvons accepter que dès 2010, les ressources financières soient amputées de 5%. Nous demandons :
- le maintien des ressources financières pendant cinq ans
- l'ouverture immédiate de négociations.
Nous n'accepterons pas que cette réforme se fasse au détriment des personnels.
3 – L'article 5 alinéa 14 qui impose que toute mesure ayant un impact sur la rémunération des agents consulaires soit soumise à un agrément du gouvernement, entraine une réelle régression du dialogue social. Nous demandons la suppression de cet article afin de garantir la pérennité et l'autonomie de la Commission Paritaire Nationale. |
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Formation professionnelle : Tensions et enjeux |
Antoine Tartaglione, directeur de l'enseignement et de la formation professionnelle de la CCI d'Angoulême, s'exprime sur snapcc.com au sujet de la formation professionnelle.
FORMATION PROFESSIONNELLE : TENSIONS ET ENJEUX
La formation professionnelle : une problématique globale
La crise est bien plus qu’un accident conjoncturel et si l’économie mondiale subit une récession forte elle laissera comme chacun sait des marques profondes sur notre compétitivité nationale.
Sur le volet éducatif « Après le bac, on va à la fac » selon une expression du céreq de juin 2009 mais c’est trop souvent « après la fac, on va à Pôle emploi » malheureusement pour notre jeunesse, les futurs salariés, les actifs et les entreprises. Pour corriger cela, la formation professionnelle n’en finit plus de se réformer…tous les cinq ans…et par segment…Certes, il est toujours délicat de réformer et cette réforme comporte a priori des éléments positifs pour les salariés et les entreprises où l’on perçoit une volonté de traiter le chômage. Mais enfin sans approche globale coordonnée prenant en compte le lycée, l’enseignement supérieur, l’apprentissage et la formation continue nous n’en finirons jamais d’effectuer des reprises d’appoint en traitant les effets et non les causes.
L’investissement dans les qualifications et les compétences au regard des enjeux sur la compétitivité de notre économie ne méritait-il pas un traitement de fond ?
La formation professionnelle : le rôle clé dans la compétition mondiale
Outre les recrutements pour remplacer de manière imparfaite le flux naturel des départs en retraite, le renouvellement des compétences devient très fortement déterminé par les mouvements de l’appareil productif vers les pays à bas coûts de main d’œuvre et vers les donneurs d’ordre, ainsi que par la reconfiguration des entreprises sur le triptyque réactivité, flexibilité, innovation (produit, procédé, organisationnelle et commerciale).
Les travaux récents du Centre d’Analyse Stratégique et de la DARES « Les Métiers en 2015 », indiquent quelques secteurs d’emplois qui vont recruter: les services à la personne, la logistique et les transports, l’administration et les services, le commerce et la vente, le bâtiment et les travaux publics, l’enseignement et la formation.
Mais les statisticiens prévoient qu’un décalage persistant entre les exigences de compétences formulées par les employeurs et la main d’œuvre disponible conduirait à maintenir l’équilibre actuel de sous-emploi avec une partie de la population considérée comme inemployable au vu des postes proposés.
Globalement, l’emploi de production dans l’industrie décline inexorablement et c’est inévitablement au profit des emplois de haut niveau technologique, de recherche-développement et d’expertise. Mais c’est par une approche compétences forgées en alternance entre l’entreprise et les centres de formation que cela se fera le plus efficacement. C’est dans cette direction que l’investissement éducatif se portera et les CCI ont leur rôle à jouer pour construire les synergies indispensables entre les entreprises et les appareils de formation consulaires et universitaires.
Renforcer la mission formation des CCI
Pour mettre en œuvre les stratégies gagnantes du futur, notre mission éducative doit résoudre certains paradoxes parmi lesquels concilier formation initiale et formation tout au long de la vie, formation pour tous et individualisation, innovation et formation low cost, attentes des personnes formées et celles de leur organisation, attentes des enseignants-formateurs et celles de nos compagnies consulaires, attentes des CCI et celles de notre tutelle ministérielle.
La formation professionnelle initiale et continue, dès lors qu’elle sera justement appréciée sera un véritable et formidable levier de croissance qui mérite dès aujourd’hui une attention toute particulière.
En effet, les écoles supérieures et centres de formation d’apprentis ou continue des Chambres de Commerce et d’Industrie ont démontré très souvent leur professionnalisme et leurs performances. Les collaborateurs des CCI relèveront les nouveaux défis pour peu qu’ils soient considérés comme des acteurs essentiels de cette nouvelle politique de formation et pour peu que notre Ministre de tutelle nous accorde les moyens d’accomplir notre mission.
Antoine TARTAGLIONE |
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Financement des CCI : ça se précise |
Le financement des CCI est fixé pour 2010. Ce serait donc une taxe additionnelle à la cotisation locale d'activité (TACLA). Cette taxe correspondrait à 95% de la TATP acquitée pour 2009. Les 5% manquants seraient à compenser par des économies, à moins qu'une dotation budgétaire vienne compléter le dispositif. Quant à 2011, on verra plus tard...
Citation :
Article 3 : Financement des chambres de commerce et d'industrie
I. - Au premier alinéa du l, au deuxième alinéa du 1 du IV, au premier du 2 du IV et au premier alinéa du 3 du IV de l'article 1600 du code général des impôts, les mots: "taxe professionnelle" sont remplacés par les mots: "cotisation locale d'activité".
II. - Les dispositions du I s'appliquent à compter des impositions établies au titre de 2010.
III. - Par exception aux dispositions prévues à l'article 1600 du code général des impôts, la taxe additionnelle à la cotisation locale d'activité due au titre de l'année 2010 est égale à 95 % du montant de la taxe additionnelle à la taxe professionnelle acquittée au titre de l'année 2009 et se rapportant aux établissements existants au 1er janvier 2010.
Pour les redevables ayant créé ou repris des établissements au cours de l'année 2009, la taxe additionnelle à la cotisation locale d'activité due au titre de l'année 2010 est égale à 95 % de la taxe additionnelle à la taxe professionnelle calculée conformément aux dispositions de l'article 1600 en vigueur au 1er janvier 2009, appliquées aux bases taxées au profit des collectivités territoriales et de leurs groupements pour l'année 2010.
Lorsque la taxe additionnelle à la cotisation locale d'activité des redevables mentionnés au 2° de l'article 1467, calculée dans les conditions prévues à l'article 1600 du code général des impôts, est inférieure à celle calculée en application des dispositions prévues aux premier et deuxième alinéas, ces dispositions ne s'appliquent pas.
Exposé des motifs :
La suppression de la taxe professionnelle a mécaniquement pour effet de supprimer la taxe additionnelle à la taxe professionnelle, affectée au financement des chambres de commerce et d'industrie. Il est proposé de maintenir une taxe additionnelle à la cotisation locale d'activité.
Transitoirement, pour le financement des chambres de commerce et d'industrie au titre de l'année 2010, la taxe additionnelle à la cotisation locale d'activité serait égale à 95 % de la taxe additionnelle à la taxe professionnelle acquittée pour l'année 2009, sauf pour les redevables imposés sur leurs recettes, dans le cas où le montant de la cotisation calculée dans les conditions de droit commun serait moins important.
A compter de 2011, les modalités de financement des chambres de commerce et d'industrie devront être arrêtées, dans des conditions qui restent à déterminer.
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Journée mondiale pour le travail décent du 7 octobre 2009 |
COMMUNIQUÉ COMMUN CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, se sont réunies le lundi 28 septembre 2009.
Elles ont fait le point sur la préparation, en France, de la Journée mondiale pour le travail décent du 7 octobre 2009, à l'appel de la Confédération Syndicale Internationale (CSI). Cet appel marque l'attachement de l'intersyndicale à la dimension internationale du syndicalisme.
Dans toute la France, seront organisés dans l'unité, des rassemblements, meetings, manifestations, conférences de presse, actions dans les entreprises, débats, rencontres avec les élus, qui feront écho à des mobilisations semblables partout dans le monde ce jour-là. Les sept organisations appellent à leur réussite.
La crise, dans sa dimension économique et sociale, continue de frapper durement salariés, chômeurs, jeunes et retraités : à la pression mise par les entreprises sur les salariés, aux destructions d'emplois dans le public et dans le privé, au développement de la précarité et des inégalités se rajoutent des choix gouvernementaux désastreux en matière de fiscalité. Non seulement les salariés souffrent parce que le chômage s'aggrave, mais ils sont en plus victimes de nouvelles taxations et de hausses de cotisations, alors que les revenus du patrimoine et du capital sont préservés.
Dans cette situation, les revendications de la plateforme commune sont plus que jamais d'actualité. Elles sous-tendent une autre politique économique et sociale afin de protéger les emplois, s'opposer aux licenciements et défendre les salariés.
Les sept organisations signataires, face à l'ampleur de la crise sociale, considèrent que l'unité syndicale doit être recherchée à tous les niveaux, notamment pour impulser et soutenir les actions dans les entreprises, les services, les secteurs professionnels et les territoires. Elles conviennent de poursuivre leur travail commun d'analyse, de propositions et d'actions.
Les organisations syndicales sont décidées à obtenir du patronat et du gouvernement des avancées significatives.
Elles mettent la priorité sur : l'emploi, la prise en compte de l'intérêt des salariés dans les choix des entreprises et des pouvoirs publics, le recul de la précarité, le conditionnement des aides publiques à un comportement socialement responsable des entreprises, la réduction des inégalités.
Bagnolet, le 28 septembre 2009 |
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L'édito de rentrée du Président |
Pour nos jeunes
Mis à part dans certains aéroports "saisonniers" où nos collègues ont travaillé dur, le mois d'août n'est généralement pas le mois le plus chargé en activité. Il n'y qu'à voir les couloirs vides des palais consulaires pour s'en convaincre. Ce calme relatif est généralement propice à la réflexion et à la prise de recul vis-à-vis des problèmes, notamment sociaux pour ce qui nous concerne.
L'un des sujets qui me préoccupe en cette rentrée est l'avenir de nos jeunes salariés et de ceux qui viendront remplacer les anciens après la réforme. Quelle situation allons-nous leur laisser ? Quels seront leurs droits ? Pourront-ils "faire carrière" comme on le disait autrefois, dans leur chambre de commerce ?
On le voit déjà, de nombreux stagiaires voient leurs espoirs de titularisation s'envoler pour cause de réforme future. Certains CDD ne sont pas renouvelés. Certains collègues sont poussés vers la sortie. Les plus anciens sont cordialement invités à faire valoir leurs droits à la retraite. "On est confort dans les chambres...une réforme s'impose" disait le Président Bernardin dans une entrevue. Il semble que le mot "confort" ne rime plus avec efficacité. Autrement dit, pour être efficace, il faut se serrer la ceinture. Drôle de conception qui, si elle colle peut-être aux performances sportives, est inadéquate dans le monde économique où depuis plus d'un siècle, la productivité est allée de pair avec les améliorations sociales.
Que dire alors à nos jeunes collaborateurs, quand ils s'apercevront que leur carrière ne suit pas la même progression que celle de leurs ainés ? Il nous reprocheront immanquablement d'avoir su tirer notre épingle du jeu quand nous étions en capacité de négocier. J'entends parfois, lors de négociations nationales, les sirènes des élus qui nous disent "ne vous en faites pas, cette mesure ne concernera que les nouveaux entrants". Ce genre de proposition nous incite à redoubler de vigilance. Pour le SNAPCC-UNSA, il n'est pas question d'avoir un statut à plusieurs niveaux. Nous nous battons pour avoir les mêmes conditions pour tous.
Nos élus le savent, ils ne peuvent pas rivaliser avec les conditions salariales du privé. Si de plus, ils vident le statut de sa substance sociale, que nous restera-t-il pour inciter les nouveaux diplômés à intégrer le monde consulaire ? Notre pyramide des âges déjà vieillissante risque de ressembler bientôt à celle d'une maison de retraite. Par conséquent, la garantie pour nos jeunes d'entrer dans une institution "confort" est un gage de motivation, de stabilité et de pérennité. C'est un critère décisif pour ceux qui cherchent un emploi, notamment dans le contexte de crise que nous traversons.
En cette rentrée, pour nous mais surtout pour nos jeunes, défendons notre statut, améliorons le, faisons-en un atout pour attirer à nouveau les futurs talents. Convaincre les Présidents de l'utilité d'un statut fort et protecteur sera pour le SNAPCC-UNSA, la ligne directrice de nos futures négociations.
Je vous souhaite une bonne rentrée à tous.
Bernard GAUTHIER
Président du SNAPCC-UNSA |
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Réforme : le texte présenté ce jour en conseil des Ministres |
Conseil des Ministres du 29 juillet 2009 (Extrait)
Le secrétaire d’État chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation a présenté un projet de loi relatif aux réseaux consulaires, au commerce, à l’artisanat et aux services.
Le projet de loi réforme la structure des réseaux des chambres de commerce et d’industrie et des chambres de métiers et de l’artisanat, afin d’améliorer le service rendu aux entreprises, en tenant compte des propositions faites par chacun des réseaux au terme de la concertation qu’ils ont menée. Il s’inscrit dans le cadre de la révision générale des politiques publiques.
Les chambres de commerce et d’industrie de région voient leurs missions renforcées en matière d’animation économique, de répartition des ressources entre les chambres de la région et de mutualisation des fonctions de gestion. Les chambres de commerce et d’industrie deviennent des chambres territoriales rattachées à la chambre de région. Elles assurent les services de proximité aux entreprises.
Le projet de loi renforce également le niveau régional du réseau des chambres de métiers et de l’artisanat en le chargeant de mutualiser les fonctions administratives et de répartir les ressources perçues au profit des chambres départementales. Il prévoit la faculté pour les chambres de métiers et de l’artisanat de décider, à la majorité, de fusionner dans une chambre de métiers et de l’artisanat de région.
Par ailleurs, le projet de loi réforme le régime administratif de plusieurs professions réglementées afin d’en faciliter le développement. Sont ainsi révisées les réglementations relatives aux marchés d’intérêt national, aux agents d’artistes, aux experts-comptables et aux organismes privés de placement.
Voir le détail du projet de loi ICI |
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SMIC : pas de coup de pouce pour la 3ème année consécutive |
(dépêche UNSA)
Au 1er juillet 2009, le SMIC sera porté de 8,71 à 8,82 euros bruts de l'heure, soit 6,93 euros nets. Un salarié au SMIC travaillant 35 heures par semaine percevra un salaire de 1.337,70 euros bruts soit 1.051 euros nets.
Cette augmentation de 1,3% correspond à la moitié des gains du pouvoir d'achat horaire de base ouvrier qui pour cette année s'est élevé à 2,5%. Le gouvernement s'appuie sur les conclusions du groupe d'experts(1) pour justifier son refus d'un coup de pouce comme la loi l'y autorise. Ce que l'UNSA regrette.
Rappelons qu'un salarié sur dix est payé au SMIC et que 56 branches sur 276 ont une grille salariale commençant au-dessous du SMIC. L'UNSA rappelle la plateforme revendicative de l'intersyndicale qui demande notamment l'amélioration du pouvoir d'achat des salariés.
Pour l'UNSA, il est urgent de conditionner les aides publiques aux entreprises à l'ouverture de négociation sur les salaires, véritable exigence d'une relance de la consommation des ménages et au-delà de la croissance.
(1) Aux termes de la loi du 3 décembre 2008 en faveur des revenus du travail, il est instauré un groupe de 5 experts chargé d’établir chaque année un rapport sur l’évolution du Smic, lequel doit être adressé à la Commission nationale de la négociation collective et au gouvernement.
[ndlr] Rappelons que les indices 1A et 1B de la nouvelle classification se situent en dessous du SMIC (1B : 1321,89€ et 1A : 1298,70€ à compter du 1er juillet). |
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